le 10/08/2009 dans
Stages Kendo, par kyobul
A Sophia Antipolis, entre le 10 et le 14 août se déroule un stage de Kendo sous l’encadrement de Inamura senseï Hanshi 8 dan et Ota Masataka senseï, 8 dan Kyoshi (Kokushikan). Le stage est organisé par l’association de Kendo « Les 4 saisions ».
Le webmaster (me) est courageusement allé participer au stage, j’essaye donc de retracer les journées d’entraînement.
Globalement la participation à ce stage est très bénéfique d’une part à cause de la qualité de l’encadrement en la personne des senseïs japonnais et d’autre part par le nombre important de haut-gradés (5 / 6 / 7 dan) venu de toute la France.
Au jourd’hui – J1, début à 9h30 avec kirikaeshi, men ik-kyo-do et gi-geiko (ceci jusqu’à midi). Reprise de la session à 17h30 avec une longue explication théoroque sur le comportement en geiko et les requis globaux pour la réalisation d’une technique en kendo, ensuite exercices de mawari-geiko comprenant kirikaeshi, gi-geiko et kakari-geiko.
La première journée a mis à l’épreuve notre condition physique, le temps d’entrer dans le rang. Cependant les entraînements n’étaient pas axés sur l’endurance, au contraire – très pédagioques et rythmés.
Je rappelle pour ceux qu’ont assisté à notre stage avec Alexandre et Nakazawa, que Yuhi Nakazawa est élève d’Ota senseï, raison de plus pour moi que je me précipite à ce stage.
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Le mû-shin
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Lors de ses explications théoriques Ota senseï a parlé de la situation dans laquelle nous avons la possibilité de réaliser une action ou inversement – d’y échouer. Selon lui, une attitude plus « vraie » et celle mémorisée par le corps et non pas par l’esprit. En approchant votre avdresaire il ne convient pas d’y aller avec une idée préablable en fonction de comment vous le jugez en fonction de sa gestuelle ou bien d’avoir en tête une/quelques technique(s) à « appliquer ». La bonne attitude consisterait à approcher votre adversaire avec tout votre être et de conduire une attaque de façon « naturelle » où le geste trouvera naturellement sa place.
Ainsi Ota senseï évoqua ce court instant de temps où vous avez réellement l’opportunité de accomplir une action et insista sur la durée très éphémère de celui-ci, se transformant aussitôt en danger pour nous-même, devenu lui-même « inaction ». Il démontra comment il convient de se concentrer entièrement sur ce moment d’opportunité (tout en étant actif par sa mobilisation, son regard) au lieu d’adopter une attitude de tâtonnement dans laquelle la pointe du shinaï va jouer en haut/en bas ou nous ferons des pas avant/arrière rapides pour créer une « dynamique ». Ceci-dit il a recourru à une comparaison avec le boxe, sport dans lequelle « on dispense beaucoup de coups et à un moment donné il y a en qui passe ». « Kendo est autre chose », a dit Ota senseï. « Il ne s’agit pas, comme à la boxe, de distribuer de coups, mais de réaliser un avec certitude ».
Un tel entraînement ou le corps-même devient réactif viendrait avec un entraînement régulier durant 10 – 20 – 30 ans et plus.
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